38 pays s’unissent pour intensifier les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique en rejoignant le plus grand mouvement mondial de restauration et de protection de l’eau douce. Le Défi de l’eau douce, une initiative lancée lors de la COP28 par six pays, dont la Colombie, la République démocratique du Congo et le Mexique, a été officiellement soutenu par ces 38 nouveaux signataires lors d’un événement de haut niveau à Dubaï.
Le Défi de l’eau douce vise à restaurer environ 300 000 kilomètres de rivières dégradées, soit plus de sept fois le tour de la Terre, ainsi que 350 millions d’hectares de zones humides dégradées, soit une superficie supérieure à celle de l’Inde, d’ici à 2030. En plus de la restauration, l’initiative vise également à protéger les écosystèmes d’eau douce vitaux.
Ces 38 pays, comprenant des pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud, abritent près de 1,5 milliard d’habitants et possèdent plus de 30 % des ressources renouvelables en eau douce de la planète. Leur adhésion à cette initiative est essentielle pour préserver ces écosystèmes clés.
Les écosystèmes d’eau douce jouent un rôle crucial dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses impacts. Les tourbières, par exemple, sont les plus grands réservoirs de carbone terrestre, tandis que les sédiments fluviaux et les mangroves aident à protéger les communautés côtières contre les ondes de tempête. De plus, les plaines d’inondation et les zones humides saines sont essentielles pour réduire les inondations extrêmes et renforcer la résilience face aux sécheresses.
Malheureusement, un tiers des zones humides de la planète ont disparu au cours des 50 dernières années, et la dégradation des rivières et des lacs se poursuit à un rythme alarmant, exacerbée par le changement climatique. L’initiative du Défi de l’eau douce vise à inverser cette tendance inquiétante en restaurant ces écosystèmes précieux et en veillant à leur conservation.
La mobilisation de ces 38 pays est un pas important vers la protection de l’eau douce et la préservation des écosystèmes vitaux. En travaillant ensemble, ils peuvent apporter des changements significatifs pour lutter contre le changement climatique et créer un avenir résilient à l’eau pour les générations futures. Il est encourageant de voir une telle coopération internationale pour faire face à l’un des défis les plus pressants de notre époque.
